adultère

DROIT DE LA FAMILLE : LE DICO DÉCALÉ

Adultère, n.m.

Histoire : En droit français, l’adultère est une histoire en soi !

Juridique : Signe des temps, marqueur d’une société qui évolue, l’adultère, s’il est encore un motif de divorce pour faute, est passé de faute péremptoire à simple faute…. faut voir ! L’adultère consiste à avoir des rapports sexuels avec quelqu’un d’autre que son époux(se). Encore faut-il le prouver – vive les réseaux sociaux et adieu constat d’adultère* – ou  que l’adultère constitue une tromperie : que dire des couples qui pratiquent l’amour libre, ou l’adultère de l’un commis à la suite de l’adultère de l’autre ou de l’adultère pardonné ?

Bref, si la blessure ne se discute pas, le droit, si. Attention à ne pas confondre « tromper » et « se tromper ». Le premier se conjugue avec l’auxiliaire être tandis que le second, transitif, préfère l’auxiliaire avoir : « En t’épousant, je me suis trompé(e), c’est certainement pour cette raison que je t’ai trompé(e) ».

(*) il y a encore quelques années, il fallait mandater un huissier sur autorisation de justice pour procéder au constat de la tromperie si possible « sur le fait ». Aujourd’hui les réseaux sociaux ont rendu l’accès à la preuve beaucoup plus simple.